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L'approbation du projet-santé de
l'établissement scolaire est confiée
au Conseil de Participation.
(Conseil constitué de
personnes venant de tous les groupes responsables
de l'éducation des enfants d'une
école : quelques membres du pouvoir
organisateur de l'école - le directeur et
quelques profs de l'école - quelques membres
du personnel d'entretien de l'école -
quelques parents des enfants de l'école -
quelques responsables d'organisations locales
autour de l'école). Une exigence
à prendre en compte en ce mois de janvier
où l'on renouvelle les
délégations des représentants
des parents.
Pas de projet-santé
réussi sans participation du maximum de
personnes concernées ! Les écoles
impliquées dans le réseau des
écoles en santé (REES) n ont fait
l'expérience de même que toutes celles
qui se sont lancées spontanément dans
l'aventure. Leurs conclusions rejoignent celles des
spécialistes mondiaux de la santé
à l'origine de la Charte d'Ottawa
(La première
conférence internationale pour la promotion
de la santé, réunie à Ottawa
le 21 novembre 1986, a émis un ensemble de
choses à mettre en place pour permettre
à chaque personne sur terre d'être en
bonne santé) : en analysant
les causes de l'échec de nombreuses
campagnes de prévention, ils ont
constaté que la prévention n'est pas
efficace là où les gens ne sont
pas les acteurs de leur projet de santé.
C'est pourquoi il est nécessaire que chaque
école définisse son projet en
fonction des demandes de ses propres usagers et
réussisse à les impliquer tous,
élèves, enseignants, personnel,
parents d'élèves.
Cela ne se fait pas en trois coups de
cuillère à pot mais demande un
travail de longue haleine, bien
préparé, bien évalué.
L'idéal est d'avoir une
équipe-santé, composée
d'enseignants, de parents et d'élèves
volontaires, soutenue par la direction et
épaulée par des partenaires
extérieurs. Ceux-ci peuvent changer au fil
des projets.
"Lorsque le projet a démarré,
nous avons commencé par le commencement
: une enquête de base sur les
besoins de nos élèves. La
demande qui a émergé alors
était l'amélioration de la
communication entre élèves, entre
enseignants, entre élèves t
enseignants. A l'époque, ce n'était
pas encore évident" se souvient Chantal
Nadin, enseignante et coordinatrice de projets,
enthousiaste depuis plus de dix ans. "On a
commencé par le réfectoire : on en a
fait un espace où il est agréable de
s'arrêter pour manger et pour bavarder. Puis,
dans un espace inoccupé, on a crée
une sort de "salle de dialogue". De là
est née l'idée de créer une
structure de
délégués-santé. Cela a
bien marché durant un certain temps puis la
structure s'est effilochée
(a petit à petit perdu
ses participants) et a été
relayée par des conseils de classe. En
revanche, d'autres projets ont
émergé
(sont nés):
journées sportives, tantôt à
l'école et tantôt en-dehors
grâce aux infrastructures sportives des
environs, élaboration de spectacles - l'un
consacré à la femme, l'autre
intitulé "Une soupe pas comme les
autres", l'élaboration d'un
parcours-préjugés...
Une école communale de Saint-Josse a
élaboré un merveilleux projet
"Alimeentation" basé sur la
découverte des herbes aromatiques : les
élèves ont demandé à
leur maman quelles herbes elles utilisaient dans la
cuisine familiale. Selon les origines multiples des
élèves, cela a donné un large
éventail de plantes, goûts et saveurs.
Des personnes âgées d'une ssociation
du quartier sont venues parler des plantes que l'on
connaissait de leur temps et le pharmacien, des
plantes utilisées dans la pharmacopée
(la fabrication des
médicaments) . Une grande exposition,
ouverte aux familles et au quartier,
couronné le projet.
Ces initiatives font partie d'un projet
d'ensemble où chacun prend sa part :
les élèves et les enseignants en
classe, l'école en coordonnant ses
décisions de manière cohérente
(servir à la cantine des collations et
repas sains et pas des frites tous les jours par
exemple) et en impliquant les parents.
D'où l'intérêt de soumettre le
projet au Conseil de Participation et d'y
solliciter des idées et des appuis.
Au cours de ce mois de janvier, les conseils de
participation vont renouveler leurs
délégations de parents. C'est donc le
moment opportun pour attirer l'attention sur cette
dimension nouvelle et susciter déjà
des volontaires pour la cellule-santé.
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