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La participation, clé d'un bon projet-santé


A.M.P. dans le journal "En Marche" du 1 janvier 2004


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L'approbation du projet-santé de l'établissement scolaire est confiée au Conseil de Participation. (Conseil constitué de personnes venant de tous les groupes responsables de l'éducation des enfants d'une école : quelques membres du pouvoir organisateur de l'école - le directeur et quelques profs de l'école - quelques membres du personnel d'entretien de l'école - quelques parents des enfants de l'école - quelques responsables d'organisations locales autour de l'école). Une exigence à prendre en compte en ce mois de janvier où l'on renouvelle les délégations des représentants des parents.

Pas de projet-santé réussi sans participation du maximum de personnes concernées ! Les écoles impliquées dans le réseau des écoles en santé (REES) n ont fait l'expérience de même que toutes celles qui se sont lancées spontanément dans l'aventure. Leurs conclusions rejoignent celles des spécialistes mondiaux de la santé à l'origine de la Charte d'Ottawa (La première conférence internationale pour la promotion de la santé, réunie à Ottawa le 21 novembre 1986, a émis un ensemble de choses à mettre en place pour permettre à chaque personne sur terre d'être en bonne santé) : en analysant les causes de l'échec de nombreuses campagnes de prévention, ils ont constaté que la prévention n'est pas efficace là où les gens ne sont pas les acteurs de leur projet de santé. C'est pourquoi il est nécessaire que chaque école définisse son projet en fonction des demandes de ses propres usagers et réussisse à les impliquer tous, élèves, enseignants, personnel, parents d'élèves.

Cela ne se fait pas en trois coups de cuillère à pot mais demande un travail de longue haleine, bien préparé, bien évalué. L'idéal est d'avoir une équipe-santé, composée d'enseignants, de parents et d'élèves volontaires, soutenue par la direction et épaulée par des partenaires extérieurs. Ceux-ci peuvent changer au fil des projets.

"Lorsque le projet a démarré, nous avons commencé par le commencement : une enquête de base sur les besoins de nos élèves. La demande qui a émergé alors était l'amélioration de la communication entre élèves, entre enseignants, entre élèves t enseignants. A l'époque, ce n'était pas encore évident" se souvient Chantal Nadin, enseignante et coordinatrice de projets, enthousiaste depuis plus de dix ans. "On a commencé par le réfectoire : on en a fait un espace où il est agréable de s'arrêter pour manger et pour bavarder. Puis, dans un espace inoccupé, on a crée une sort de "salle de dialogue". De là est née l'idée de créer une structure de délégués-santé. Cela a bien marché durant un certain temps puis la structure s'est effilochée (a petit à petit perdu ses participants) et a été relayée par des conseils de classe. En revanche, d'autres projets ont émergé (sont nés): journées sportives, tantôt à l'école et tantôt en-dehors grâce aux infrastructures sportives des environs, élaboration de spectacles - l'un consacré à la femme, l'autre intitulé "Une soupe pas comme les autres", l'élaboration d'un parcours-préjugés...

Une école communale de Saint-Josse a élaboré un merveilleux projet "Alimeentation" basé sur la découverte des herbes aromatiques : les élèves ont demandé à leur maman quelles herbes elles utilisaient dans la cuisine familiale. Selon les origines multiples des élèves, cela a donné un large éventail de plantes, goûts et saveurs. Des personnes âgées d'une ssociation du quartier sont venues parler des plantes que l'on connaissait de leur temps et le pharmacien, des plantes utilisées dans la pharmacopée (la fabrication des médicaments) . Une grande exposition, ouverte aux familles et au quartier, couronné le projet.

Ces initiatives font partie d'un projet d'ensemble où chacun prend sa part : les élèves et les enseignants en classe, l'école en coordonnant ses décisions de manière cohérente (servir à la cantine des collations et repas sains et pas des frites tous les jours par exemple) et en impliquant les parents. D'où l'intérêt de soumettre le projet au Conseil de Participation et d'y solliciter des idées et des appuis.

Au cours de ce mois de janvier, les conseils de participation vont renouveler leurs délégations de parents. C'est donc le moment opportun pour attirer l'attention sur cette dimension nouvelle et susciter déjà des volontaires pour la cellule-santé.


 

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- mise à jour le 1 janvier 2005 -
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